Félicitations aux cinq nouveaux·elles récipiendaires des bourses de l’Université du Québec : Salah Bourabah, Matheus Cardoso Pavon, Kadidia Dite Selly N’Diaye, Cassandra Fournier-Vachon et Nasim Soltani Soulegan.
Ces bourses, d’une valeur de 3 000 $, visent à favoriser l’accessibilité aux études universitaires et à valoriser la diversité de la communauté étudiante. Elles reconnaissent des étudiantes et étudiants qui, par leur détermination, leur parcours et leur motivation à poursuivre des études supérieures, contribuent à enrichir le milieu de la recherche à l’INRS.
Découvrez nos cinq lauréat·e·s :
Salah Bourabah, étudiante au doctorat en sciences de l'énergie et des matériaux sous la direction du professeur François Allard

« En tant que jeune père de famille récemment arrivé au Canada, ce soutien me permettra d'assurer de meilleures conditions à ma famille et de me consacrer pleinement à ma recherche. »
- Qu'est-ce qui vous a amené à l'INRS ? Que retenez-vous de votre expérience?
Après un parcours académique en Algérie, en Belgique et en France, je cherchais un projet de doctorat à la fois stimulant scientifiquement et porteur d'un impact concret. Le projet proposé par le Professeur François Allard à l'INRS, en partenariat avec Rio Tinto et Métal 7, a immédiatement retenu mon attention : il combine recherche fondamentale en thermodynamique des matériaux et application industrielle directe dans la production d'aluminium. Ce qui me marque le plus jusqu'à présent, c'est la qualité de l'encadrement, l'esprit de collaboration entre les chercheurs, l'environnement scientifique stimulant, ainsi que le soutien constant de mon directeur de recherche. C'est un cadre idéal pour développer une carrière de chercheur. - Pouvez-vous nous décrire l'enjeu et l'impact de votre projet de recherche?
Mon projet consiste à développer un revêtement métallique protecteur anticorrosion dans le procédé de fabrication de l'aluminium, afin d'améliorer l'efficacité énergétique du procédé et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. - Que signifie pour vous le fait de remporter cette bourse?
Pour moi, cette bourse représente bien plus qu'un soutien financier. C'est une reconnaissance de mon parcours et de ma détermination. En tant que jeune père de famille récemment arrivé au Canada, ce soutien me permettra d'assurer de meilleures conditions à ma famille et de me consacrer pleinement à ma recherche. Je tiens à remercier sincèrement la Fondation pour l'octroi de cette bourse. - Comment envisagez-vous la suite des choses?
À court terme, je souhaite poursuivre mon doctorat avec rigueur et obtenir des résultats scientifiques significatifs qui pourront contribuer aux avancées de mon domaine. À moyen terme, mon objectif est de réaliser un postdoctorat pour approfondir mes compétences et me préparer à relever de nouveaux défis scientifiques. À long terme, je me vois comme chercheur contribuant au développement de solutions technologiques durables au service de l'industrie.
Matheus Cardoso Pavon, étudiant à la maîtrise en sciences de la Terre sous la direction du professeur Erwan Gloaguen

« Je considère cette bourse comme une reconnaissance du parcours que j’ai dû accomplir pour en arriver là où j’en suis aujourd’hui. »
- Qu'est-ce qui vous a amené à l'INRS? Que retenez-vous de votre expérience?
Je suis arrivé à l'INRS après avoir contacté mon (actuel) directeur de thèse et lui avoir fait part de mon intérêt pour l'exploration de méthodes innovantes d'interprétation et de visualisation des données géoscientifiques. Le passage de ma licence traditionnelle en sciences de la Terre au Brésil aux études supérieures multidisciplinaires et de pointe de l'INRS a été un défi au début, mais rétrospectivement, cela m'a aidé à acquérir une vision plus élargie de mon domaine de travail. - Pouvez-vous nous décrire l'enjeu et l'impact de votre projet de recherche?
Les cartes lithologiques (cartes qui montrent les roches en surface) constituent l’un des principaux outils utilisés par les géoscientifiques pour étudier la Terre. Les géologues s’efforcent de se rendre sur place et de cartographier la plus grande superficie possible ; ce travail peut s’avérer coûteux et nécessite une planification logistique minutieuse, en particulier dans les régions très éloignées du Québec telles que la Côte-Nord. Dans le cadre de ce projet, nous utilisons l'apprentissage profond – une branche de l'IA – pour intégrer les informations recueillies par les géologues québécois et les images géoscientifiques de la surface accessible au public, afin de créer des cartes lithologiques d'une région située au nord de Havre-Saint-Pierre qui pourront faciliter cette phase de planification. - Que signifie pour vous le fait de remporter cette bourse?
Je considère cette bourse comme une reconnaissance du parcours que j’ai dû accomplir pour en arriver là où j’en suis aujourd’hui. Bien sûr, je suis fier de ce que j’ai accompli, tout comme mon entourage, mais le fait qu’une institution le reconnaisse également me rappelle que ce que j’ai vécu n’est pas simplement « mon passé » : c’était une succession de défis que j’ai surmontés et qui ont inspiré d’autres. De plus, cela me montre que l’INRS et la Fondation s’intéressent véritablement à leurs étudiants, à leurs histoires personnelles et à leurs réalisations. En bref, je me sens reconnu. - Comment envisagez-vous la suite des choses?
J'ai l'intention de rester au Canada et de travailler dans des entreprises qui proposent des services en lien avec la combinaison des sciences des données et des sciences de la Terre que j'apprends dans le cadre de mon projet. Je trouve passionnant de voir à quel point le Québec est un pôle d'excellence dans ce secteur et qu'il y a potentiellement de nombreuses opportunités.
Kadidia Dite Selly N'Diaye, étudiante au doctorat en biologie sous la direction du professeur Jonathan Perreault

« En tant qu’étudiante internationale et mère aux études, j’ai dû concilier les exigences du doctorat avec d’importantes responsabilités familiales propres à ma situation. Cette distinction souligne non seulement mon engagement envers la recherche, mais aussi ma détermination à poursuivre mes études supérieures malgré les obstacles. »
- Que signifie pour vous le fait de remporter cette bourse?
Recevoir la Bourse de l’Université du Québec représente une reconnaissance particulièrement significative de mon parcours. En tant qu’étudiante internationale et mère aux études, j’ai dû concilier les exigences du doctorat avec d’importantes responsabilités familiales propres à ma situation. Cette distinction souligne non seulement mon engagement envers la recherche, mais aussi ma détermination à poursuivre mes études supérieures malgré les obstacles.
Au-delà du soutien financier, cette bourse me permet d’aborder la suite de mon doctorat avec davantage de sérénité et de me consacrer pleinement à mes travaux de recherche. Elle témoigne également de la volonté de la Fondation de l'INRS à favoriser l’accessibilité aux études supérieures et de reconnaître la richesse des parcours diversifiés.
Pour moi, cette reconnaissance est une source de motivation supplémentaire. Elle me rappelle que les défis peuvent être transformés en force et m'encourage à poursuivre mon engagement, tant en recherche que dans mes activités de mentorat et de vulgarisation scientifique, afin de contribuer à une communauté scientifique plus inclusive et accessible.
Kadidia est également la nouvelle récipiendaire des bourses Rio Tinto pour la diversité en sciences 2026. Pour en savoir plus sur son parcours et son projet de recherche, la nouvelle est disponible ici.
Nasim Soltani Soulegan, étudiante au doctorat en télécommunications sous la direction du professeur Anderson Raymundo Avila

« Savoir que d’autres reconnaissent la valeur de ce que je fais est incroyablement motivant. Cela m’inspire à continuer à travailler dur, à mener des recherches pertinentes et à tirer le meilleur parti des opportunités qui s’offriront à moi. »
- Qu'est-ce qui vous a amené à l'INRS? Que retenez-vous de cette expérience?
Je suis venu à l'INRS en raison de sa forte orientation vers la recherche. J'avais participé à plusieurs projets de recherche en génie informatique pendant de nombreuses années, et je souhaitais approfondir mon expérience dans ce domaine. L'INRS-EMT offrait exactement le type d'environnement axé sur la recherche que je recherchais, tout en m'apportant un soutien financier grâce à une bourse de doctorat. Ce que je retiens avant tout, c’est l’opportunité de m’épanouir en tant que chercheuse indépendante. Mon doctorat m’a appris à aborder des problèmes complexes de manière systématique, à élaborer et à évaluer des solutions, ainsi qu’à communiquer les résultats de mes recherches par le biais de publications et de présentations. J’ai également acquis une expérience précieuse en collaborant avec des chercheurs issus de différentes institutions, en présentant mes travaux à l’international et en apprenant continuellement des autres. - Pouvez-vous décrire l'enjeu et l'impact de votre projet de recherche?
Mes recherches portent sur l'amélioration de la sécurité et de l'équité des systèmes d'IA collaboratifs. Dans de nombreuses applications, plusieurs organisations ou appareils travaillent ensemble pour entraîner un modèle d'IA partagé sans échanger leurs données privées, ce qui contribue à préserver la vie privée. Cependant, ces systèmes peuvent être vulnérables face à des participants malveillants qui tentent de perturber le processus d'apprentissage, et ils ne récompensent pas toujours équitablement les participants pour leurs contributions. Mes travaux s’attaquent à ces deux défis en développant des méthodes permettant d’identifier et de réduire l’impact des participants malveillants, tout en favorisant un processus de collaboration équitable et fiable. L’objectif est de rendre les systèmes d’IA collaboratifs plus sûrs, plus fiables et plus adaptés aux applications concrètes. - Que représente pour vous l’obtention de cette bourse?
L’obtention de cette bourse compte énormément pour moi. Elle m’offre la liberté financière nécessaire pour me consacrer pleinement à mes recherches, mais surtout, elle constitue une véritable marque de confiance envers mon travail. Savoir que d’autres reconnaissent la valeur de ce que je fais est incroyablement motivant. Cela m’inspire à continuer à travailler dur, à mener des recherches pertinentes et à tirer le meilleur parti des opportunités qui s’offriront à moi. - Comment envisagez-vous l’avenir?
À court terme, ma priorité est de terminer mon doctorat et de publier le reste de mes travaux de recherche. À plus long terme, j’espère continuer à mener des recherches dans le domaine de l’intelligence artificielle. C’est un domaine passionnant, marqué par une innovation constante et offrant des possibilités d’apprentissage infinies. Je souhaite continuer à explorer de nouvelles idées, à collaborer avec d’autres chercheurs, à publier des travaux ayant un impact significatif et à contribuer à des avancées susceptibles d’apporter une contribution positive tant dans le monde universitaire que dans l’industrie.
Cassandra Fournier-Vachon, étudiante à la maîtrise en études autochtones sous la direction de la professeure Mireille De La Sablonnière-Griffin

« Ce n’est pas seulement une aide financière. C’est aussi un encouragement qui me dit de continuer à croire en mon projet et en ma capacité d’aller plus loin. »
- Qu’est-ce qui vous a amenée à l’INRS? Que retenez-vous de votre expérience?
Ce qui m’a amenée à l’INRS, c’est mon parcours personnel, mais aussi tout ce que j’ai vécu professionnellement auprès des jeunes, des familles et dans ma communauté. Au fil des années, j’ai beaucoup réfléchi à la santé mentale, à la guérison et à la place que la culture peut avoir dans tout ça.
Je suis arrivée à l’INRS avec beaucoup de questions. Je voulais comprendre davantage comment nos savoirs autochtones, notre culture, notre spiritualité et notre identité peuvent nous aider à nous reconstruire et à reprendre du pouvoir sur notre vie.
Ce que je retiens surtout de mon expérience, c’est que la recherche peut servir à autre chose qu’à produire des connaissances. Elle peut aussi servir à donner une voix à des réalités qui sont parfois moins entendues et à créer des ponts entre les savoirs universitaires et les savoirs de nos communautés. - Pouvez-vous nous décrire l’enjeu et l’impact de votre projet de recherche?
Mon projet part d’une question qui me tient beaucoup à cœur : comment les savoirs, la culture, la spiritualité et l’identité autochtones peuvent-ils devenir des chemins de guérison et de reprise de pouvoir?
Pour moi, la santé mentale ne peut pas toujours être séparée de notre identité, de notre histoire, de notre culture et de notre communauté. Quand on perd certains repères, quand la transmission est brisée ou quand on ne se reconnaît plus dans les approches qui nous sont proposées, ça peut avoir des conséquences importantes.
Mon projet cherche donc à mieux comprendre comment nos propres savoirs peuvent contribuer à la guérison. Je vois aussi un lien très fort avec l’éducation, la réconciliation et la transmission. Si on transmet notre culture, notre langue, nos histoires et nos savoirs aux jeunes, on leur donne aussi des racines et des outils pour mieux comprendre qui ils sont.
J’aimerais que ma recherche puisse avoir un impact concret et qu’elle puisse éventuellement redonner quelque chose à la communauté, particulièrement aux jeunes et aux générations futures. - Que signifie pour vous le fait de remporter cette bourse?
Cette bourse représente énormément pour moi. Elle représente une reconnaissance de tous les efforts que je fais pour continuer mes études malgré les défis de la vie.
Je suis maman monoparentale de quatre enfants, et retourner aux études supérieures n’est pas toujours simple. Il faut jongler avec la famille, les responsabilités, les finances, les études et parfois simplement trouver l’énergie de continuer.
Alors, recevoir cette bourse me fait sentir que tout ce travail en vaut la peine. Ce n’est pas seulement une aide financière. C’est aussi un encouragement qui me dit de continuer à croire en mon projet et en ma capacité d’aller plus loin.
Je le vois aussi comme une façon de montrer à mes enfants qu’on peut traverser des périodes difficiles, tomber, recommencer et quand même continuer à avancer. - Comment envisagez-vous la suite des choses?
Je veux continuer ma maîtrise et aller jusqu’au bout de mon projet. Je veux prendre le temps d'effectuer une recherche qui a du sens et qui respecte les savoirs et les réalités de nos communautés.
Après mes études, j’aimerais pouvoir utiliser ce que j’aurai appris pour contribuer davantage à l’éducation, à la jeunesse, à la transmission culturelle et au développement de projets qui répondent réellement aux besoins de nos communautés.
Je ne veux pas seulement avoir un diplôme. Je veux que mes études servent à quelque chose.
Mon souhait, c’est de pouvoir redonner à ma communauté une partie de ce que j’aurai appris et de contribuer, à ma façon, à créer davantage de chemins de guérison, de fierté et de reprise de pouvoir pour les générations qui viennent.
Par leur détermination, leur curiosité et leur engagement envers la recherche, Salah Bourabah, Matheus Cardoso Pavon, Kadidia Dite Selly N’Diaye, Cassandra Fournier-Vachon et Nasim Soltani Soulegan incarnent la richesse et la diversité de la relève scientifique. Toutes nos félicitations aux cinq récipiendaires!
Nous remercions également la Fondation de l’Université du Québec pour son soutien continu, l’équipe du Service des études supérieures et de la réussite étudiante (SESRE) pour la gestion du concours, ainsi que tous les membres du comité de sélection.
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