Dr Ghislain Paka, PhD, DEPD, CSPQ
Doctorat en neurobiologie (2017)
Biochimiste clinique, CIUSSS du Saguenay Lac St-Jean, de la Côte-Nord et du Nord du Québec
« Il faut croire en son potentiel, oser explorer, questionner et saisir chaque occasion d’apprentissage. »
Quitter son pays natal pour poursuivre des études doctorales à l’international représente un choix guidé à la fois par l’ambition scientifique et la recherche d’un environnement à la hauteur de ses aspirations. Pour Ghislain Paka, alors en fin de parcours académique en biochimie au Cameroun, l’INRS s’est rapidement imposé comme une évidence. Plus qu’un programme universitaire, il cherchait un milieu favorisant la curiosité scientifique, l’audace intellectuelle et l’excellence au quotidien. Dès son arrivée à l’Institut Armand-Frappier Santé Biotechnologie, il y découvre un cadre de recherche stimulant, marqué par la proximité de chercheurs et chercheuses de haut calibre et un encadrement rigoureux, où chaque projet devient « une occasion de repousser les frontières du savoir ».
Doctorant en neurobiologie, Ghislain garde de son passage à l’INRS un souvenir profondément humain et collectif. Ce sont avant tout les échanges qui l’ont marqué : les discussions passionnées en laboratoire, les congrès, les journées scientifiques et cette liberté de réflexion qui nourrit la rigueur intellectuelle. « C’est la richesse des échanges animés, aussi bien humainement que scientifiquement, qui m’a le plus marqué », confie-t-il. Ces interactions constantes ont contribué à renforcer son esprit scientifique dans un contexte multidisciplinaire, une compétence qu’il considère aujourd’hui comme essentielle.
De son passage à l’INRS, Ghislain retient une conviction forte : la science est avant tout une aventure collective. « Les défis et les échecs font partie du processus d’apprentissage, c’est même le moteur de l’amélioration continue », souligne-t-il. Les collaborations multidisciplinaires, notamment avec l’Université de Montréal, lui ont appris que la persévérance, la curiosité et le travail d’équipe sont indissociables de la recherche de haut niveau.
Après l’obtention de son doctorat, il s’oriente vers un postdoctorat en biochimie clinique (DEPD), une formation exigeante de type résidence en médecine de laboratoire qu’offre la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Cette spécialisation lui permet d’approfondir ses compétences analytiques et cliniques, puis d’obtenir un certificat de spécialiste en biochimie clinique décerné par l’Ordre des chimistes du Québec. Aujourd’hui biochimiste clinique au sein du réseau de la santé québécois, il est responsable de la gestion, de l'interprétation et de la validation des analyses biochimiques (sang, urine et autres liquides biologiques). Il joue donc un rôle crucial de consultant auprès des médecins pour le diagnostic, le suivi des maladies et l'interprétation des résultats complexes, contribuant directement à la prise en charge des patients. Par ailleurs, il œuvre comme évaluateur technique au sein du Conseil Canadien des Normes, participant à l’accréditation des laboratoires médicaux au Québec, notamment selon la norme internationale ISO 15189:2022.
Ce parcours lui a permis de donner « un sens concret à [son] bagage scientifique », en reliant étroitement recherche et pratique clinique.
Ghislain estime que son passage à l’INRS l’a préparé bien au-delà des connaissances techniques et fondamentales. L’esprit critique et la rigueur acquis lui ont été crucial pour mener à bout sa spécialisation, lui permettant aujourd’hui de prendre des décisions éclairées et d’évoluer dans des environnements complexes et en constante transformation. À ceux et celles qui étudient actuellement à l’INRS, il offre un conseil empreint d’expérience : « La résilience est essentielle. Il faut croire en son potentiel, oser, explorer, poser des questions et tirer profit de chaque opportunité d’apprentissage. »
Tourné vers l’avenir, Ghislain souhaite continuer à contribuer à l’amélioration des soins de santé par la médecine de laboratoire, dans l’enseignement, la formation et le mentorat. Il espère que son parcours saura inspirer la relève à voir la science comme « un véritable levier de transformation et d’impact positif pour la société ».
[Propos recueillis en janvier 2026.]

