Jonathan Denis-Jacob

Jonathan Denis-Jacob 
M. Sc. études urbaines, 2011

Directeur et chef des services-conseils, Colliers International

 

Il estime qu’étudier à l’INRS, équivaut à « avoir un emploi à temps plein en recherche ». Les multiples possibilités de collaborer à des projets de recherche avec différentes agences, le gouvernement fédéral ou la Ville de Montréal en parallèle de son projet de maîtrise, ont constitué « la meilleure préparation » au marché du travail qui soit.

Les grandes villes du monde fascinent Jonathan Denis-Jacob. De l’autre côté de l’écran, dans son appartement en hauteur éclairé par les lueurs des gratte-ciels de Singapour, il nous annonce d’emblée avoir choisi l’INRS pour l’œuvre de ses chercheurs en économie urbaine au Centre Urbanisation Culture Société, Mario Polèse et Richard Shearmur.

Il estime qu’étudier à l’INRS, équivaut à « avoir un emploi à temps plein en recherche ». Les multiples possibilités de collaborer à des projets de recherche avec différentes agences, le gouvernement fédéral ou la Ville de Montréal en parallèle de son projet de maîtrise, ont constitué « la meilleure préparation » au marché du travail qui soit.

M. Denis-Jacob était animé par le désir de voir le monde et ses habiletés pour la rédaction et la recherche quantitative – hautement mobiles et recherchées – se sont avérées transférables à divers milieux. Une fois son mémoire déposé, il a été gestionnaire de projets d’urbanisme et d’infrastructure chez Sustainable Cities International, à Colima, au Mexique. De retour au Canada, il décroche un poste d’agent de planification urbaine à la Ville de Montréal. Ce qui l’intéresse le plus, ce sont les aspects stratégiques du développement économique de la ville.

La vie l’amène ensuite à s’installer à Vancouver. De 2012 à 2014, est consultant chez Coriolis Consulting Corp., où il fait l’analyse financière des projets immobiliers. Il bifurque ensuite vers un poste d’analyste en économie urbaine à la Commission canadienne du tourisme (maintenant Destination Canada). En 2016, il retourne à l’urbanisme, au cœur de l’effervescence de la Ville de Vancouver en y joignant son département d’urbanisme municipal. En un an comme gestionnaire de projets, il a contribué à une douzaine de grands projets de développement résidentiels, commerciaux et institutionnels au centre-ville.

En 2017, il rejoint sa conjointe à Singapour. Il est gestionnaire de la recherche au Future Cities Laboratory du Singapore ETH Centre. C’est le cœur de la recherche et développement sur les villes en Asie, un partenariat avec l’université ETH Zurich. Grâce à son expérience de recherche et professionnelle, il est en charge des partenariats avec l’industrie et les projets d’expertise-conseil.

Puis, en 2018, le nouveau réseau professionnel qu’il y a développé l’a mis sur le radar d’un chasseur de tête, qui l’a transplanté à la firme multinationale Colliers, où on cherchait quelqu’un qui jumelle les expertises-conseils en immobilier et en urbanisme.

Il juge son parcours atypique, puisqu’il n’est pas resté dans le milieu de la recherche, mais a plutôt mixé les secteurs de l’immobilier, de la finance et du développement des affaires. De plus, il a changé souvent de poste. « J’ai toujours profité des opportunités pour trouver de bons emplois qui m’ont passionné », dit-il.

Il considère toutefois que sa maîtrise à l’INRS lui a inculqué « la rigueur académique, scientifique et quantitative » qui lui a ouvert des portes en entreprise. « Ce sont des valeurs très appréciées par mes clients et collaborateurs », dit-il. Il ajoute que ses « habilités en recherche, jumelées à de nouvelles aptitudes pour la gestion d’un service, d’un budget » acquises en cours de route lui permettent de générer des revenus pour une entreprise.

Il incite les étudiantes et étudiants à profiter de leur expérience à l’INRS pour interagir avec les différents professeurs et collègues. « Les petites classes, c’est unique. C’est précieux d’avoir deux sommités comme professeurs pour un cours de huit étudiants ! » Il les encourage aussi à sortir de leur zone de confort culturelle et à explorer au-delà de leur domaine d’expertise.

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