« Cette récompense est pour moi un grand honneur et me rappelle le bon temps que j’ai passé à l’INRS et à Montréal, de même que les gens formidables que j’y ai connus et avec qui je suis resté en contact. Ce qui m’a le plus marqué, ce sont les pauses-café, où nous avons appris à nous connaître et qui ont donné naissance à beaucoup de nos idées les plus créatives et les plus porteuses. »


Monsieur Christian Reimer
(Ph. D. sciences de l'énergie et des matériaux, 2018)

Co-fondateur et chef de produit, HyperLight Corporation


Pourquoi avez-vous choisi d’étudier à l’INRS? 

Lorsque j’ai voulu entreprendre mon doctorat, Montréal ne faisait pas partie de mes choix, parce que je ne parlais pas français et je n’avais en fait jamais entendu parler de l’INRS. Mais je connaissais de réputation le professeur Roberto Morandotti, très connu dans le domaine. J’ai ensuite fait la connaissance de Marcello Ferrera, un ancien étudiant au doctorat du professeur Morandotti, qui m’a parlé de l’INRS et du plaisir qu’il avait à travailler avec le professeur Morandotti. Après avoir parlé avec eux deux, j’ai décidé de me joindre à leur équipe.

Que retenez-vous de votre expérience à l’INRS?

Lorsque j’ai commencé mon doctorat, j’avais déjà une certaine expérience de la recherche et je savais quel type de recherche je voulais faire. Le professeur Morandotti m’a énormément soutenu et m’a donné beaucoup de liberté et de flexibilité pour suivre mes idées. J’ai été immédiatement intégré au groupe et j’ai commencé à travailler avec des doctorants et des postdoctorants exceptionnels. J’ai particulièrement apprécié l’esprit d’équipe et de collaboration; jamais nous n’avions à résoudre un problème seuls. Nous pouvions toujours en discuter avec l’équipe ou avec nos collaborateurs.

Avez-vous un souvenir préféré du campus? 

Mes moments préférés, et en fait les plus productifs, étaient les pauses-café où nous discutions de nos projets pour la journée ou la semaine, évoquions les problèmes du laboratoire, partagions nos résultats ou discutions de nouvelles idées.

Quelle est la leçon la plus importante que vous retenez de votre passage à l’INRS?

N’essayez pas de tout résoudre par vous-même. Discutez de votre projet et de vos idées, demandez de l’aide et essayez de collaborer avec autant de personnes que possible au sein de votre groupe et avec d’autres.

Parlez-nous de votre parcours depuis l’obtention de votre diplôme.

Après mon doctorat, je suis allé à Harvard pour rejoindre l’équipe du professeur Marko Loncar, où j’ai reçu une bourse Marie Curie de l’Union européenne. À Harvard, j’ai commencé à travailler sur l’optique non linéaire des couches minces de niobate de lithium. J’ai eu beaucoup de chance, car il s’est avéré que je suis arrivé au bon moment : on m’a offert de joindre l’équipe fondatrice d’HyperLight, une jeune entreprise qui cherchait à commercialiser la technologie sur laquelle je travaillais. Après seulement un an à Harvard, j’ai pris la décision d’annuler ma bourse de postdoctorat et de travailler avec HyperLight à plein temps. Depuis, je suis chef de produit pour cette entreprise et consacre mes efforts au transfert de la technologie des couches minces de niobate de lithium d’un cadre de recherche à un produit commercial.

Comment votre passage à l’INRS vous a-t-il préparé pour votre carrière?

Mon travail à l’INRS m’a préparé à devenir un postdoctorant, car j’y ai pris l’habitude de travailler aussi bien en laboratoire qu’en analyse théorique. Pendant mon séjour à l’INRS, j’ai également cofondé une entreprise issue du laboratoire du professeur Morandotti, appelée Ki3Photonics. Avoir vécu ce processus de création d’une entreprise m’a énormément aidé à prendre la décision d’abandonner ma bourse et de me joindre à HyperLight.

Quels conseils aimeriez-vous donner aux étudiants actuels?

Collaborez autant que possible au sein de votre équipe et avec les autres. Découvrez ce sur quoi d’autres chercheurs de l’INRS ou d’autres universités travaillent et construisez un réseau de personnes en qui vous avez confiance et à qui vous vous sentez à l’aise de poser des questions et de demander conseil. J’ai appris que presque tout, de la recherche à la conclusion d’accords commerciaux, se résume à des relations personnelles et qu’il n’est jamais trop tôt pour commencer à se bâtir un réseau.

Quels sont vos souhaits pour l’avenir?

J’espère pouvoir continuer à travailler sur des sujets qui me passionnent, à faire la rencontre du plus grand nombre possible de personnes d’horizons différents et à apprendre d’elles. 

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